après coup
Feuilletez le dossier de la résidence de Mathilde Lavenne et Matt Rowe sur ce lien :
http://fr.calameo.com/read/0003286465a1421f0e137
OR
Retour sur le portrait à la feuille d'or.
Nous créons des parallèles avec Geronimus Bosch pour son utilisation de la feuille d'or sur certains de ses personnages mais aussi de portraits de la reine Elisabeth et de son collier de dentelles.
Scan
A chaque étape d'expérimentation nous développons nos films en 6x7 selon l'ancienne méthode argentique.
Nous rencontrons malheureusement quelques soucis techniques liés aux laboratoires peu nombreux et de moins en moins équipés pour ce type de travail sur film.
Les images nous reviennent bleues, le fond saturé en blanc n'est pas reconnu par les paramètres Fuji.
Nous devrons de ce fait scanner de nouveau les négatifs en Angleterre, ce qui nous amène à réfléchir encore une fois à la question de la tradition et de l'utilisation d'un savoir faire passé. Qu'en est -il aujourd'hui? Quelle différence entre un travail en numérique et argentique?
Reportage
Récolte d'objets et d'éléments sculpturaux dans l'espace réel.
Choix de matériaux d'une industrie du passé symboles d'une époque prospère et riche.
Transposition et relecture de leur présence sur le territoire à notre époque.
Ces éléments seront modulables et présents dans les différents espaces d'investigation.
STORY BOARD
Matt utilise une Mamiya 6x7.
Le Polaroïd nous permet de suivre le travail en temps réel.
Là encore nous transposons les images sur le reflex numérique, le Polaroïd et enfin sur le film.
Les différentes chimies ou sensibilités sont intéressantes.
Par étape
Le travail dans l'espace imaginaire se construit par étapes.
Test de lumière, de perspectives, de maquillage et composition dans l'espace.
Quelques questions sur la série, la continuité dans l'image, le story board.
Dia-logos
Traduire, transposer, interpréter.
S'adapter à un autre point de vue, un nouveau médium, changer de dimension.
Photographie, dessin, volume.
Les langages s'entrechoquent, se diluent, se contorsionnent, mais la communication est en marche.
Western et lieu de culte
Notre investigation du territoire se poursuit en région.
A Valenciennes, nous focalisons notre attention sur un café/western et une curieuse voiture en flamme, à Tourcoing, c'est un château d'eau en forme d'église.
La narration semble venir vers nous. Alors nous créons des liens entre la réalité et la fiction, nos recherches et la réalité.
Porcelaine de Limoge
Dans cette série d'expérimentation, la question de la vanité est très présente à travers les propriétés même de la porcelaine.
Utilisée comme une seconde peau sur le modèle, celle-ci nous amène à réfléchir sur la question du temps, de la jeunesse et des biens matériels.
La lumière réagit aussi de manière très différente lors des différents stades de séchage.
Artificial Landscape
Des questions de logistique sur le Plateau en matière d'éclairage, de matériel photo, nous ont demandé une attention particulière, mais un nouvel espace de réflexion a enfin vu le jour sur une grande partie de l'espace. Nous avons déroulé une page blanche géante au centre de l'atelier. Nous l'appelons : Artificial Landscape.
L'idée est de transposer nos recherches, nos rencontres et nos expériences dans cet espace fictif. La question de l'éclairage pour un si grand espace est un paramètre à gérer avec le matériel dont nous disposons. Il nous faudra utiliser un nouveau réflecteur afin que toutes les parties soient éclairées de manière équilibrée.
La prise de vue en studio pour le portrait ne comporte pas les mêmes contraintes.
Nous réfléchissons à la question du dessin dans l'espace, à la composition, et à la transposition d'une dimension à l'autre.
Work In Progress
Parallèlement au travail en studio, nous poursuivons notre exploration du territoire à la recherche de nouvelles matières et de rencontres.
Nous croisons sur notre route Dan Vanhusen, acteur de film d'horreur et de western européens, des tissus flamboyants dorés, des motifs moyenâgeux sur des tuyaux de salle de bain, une chorégraphie d'hommes hotdog.
On apprend la fabrication du sang à partir de poudre de cacao mélangé à l'eau (souvent utilisé dans les films d'horreur à petits budgets), les différentes techniques de maquillage professionnels, la pose de la feuille d'or à même la peau, la force symboliques des objets trouvés sur le territoire.
PEOPLE
Retour au studio.
Notre attention se porte particulièrement sur le portrait en relation à un objet ou à un matériau.
Camille Lacheré sera notre modèle sur le projet.
Elle deviendra pour nous un personnage incarnant différentes postures, différents costumes.
Nous nous inspirons des peintures flamandes, du portrait traditionnel dans cette partie de l'Europe jusque sur les côtes Anglaises.
LANDSCAPE
Après la mise en place du Pateau, nous décidons d'explorer le territoire.
Dans la continuité de nos recherches communes, l'ascension d'un terril nous paraît nécessaire à la compréhension du paysage local .
L'arrivée au sommet, après traversée de la forêt de Libercourt, nous offre un large point de vue sur la région.
La végétation sur la montagne est aride, le paysage désertique.
Nous pensons aux westerns spaghetti, à un drapeau en or en signe de démarcation, aux mineurs et au paysage post-industriel, aux vaches occupant la pâture que nous souhaitons investir plus tard, à la difficulté de gravir le terril avec plus d'équipement.
Après avoir récolté quelques branchages, et pris les clichés sur place sous différents angles et lumières, nous décidons de revenir après réflexion.
Mathilde Lavenne & Matt Rowe / 1ère semaine
Premier contact avec le Plateau
Notre espace de travail s'organise en trois pôles, un studio photo pour le portrait in situ, une partie sculpture et matériaux, et un large espace pour les paysages artificiels.
Les tests lumière commencent ainsi que les expérimentations de matériaux pour les volumes.
Nous commençons à réfléchir sur le territoire, le paysage et l'homme dans son environnement.
Arrivée de Nicolas Fleury (mise en espace), une nouvelle étape pour le projet
Après 3 jours de travail sur les différents tableaux
qui composent [Le Mannequin[, l'équipe doit maintenant s'attarder sur le
travail de mise en espace avec Nicolas Fleury. Une recherche sur le tableau
final sera aussi entreprise aujourd'hui. Il reste du travail sur les tableaux,
des petites finitions, des petits changements etc..mais le projet se dessine et
commence à prendre forme.
Dans un premier temps, Nicolas observera le travail
déjà effectué par les trois "acteurs" puis transmettra ses ressentis
et critiques aux membres de l'équipe. Nicolas qui comprend et parle la langue
des signes pourra apporter un nouveau regard sur le projet. Celui que Monica
attendait. Une longue journée les attend..
N'oubliez
pas que la présentation publique d'une étape de travail aura lieu demain soir à
19h30 sur le plateau de la malterie.
3ème jour de résidence pour [Le Mannequin[
Et voilà un 7ème tableau de fini pour le projet [Le Mannequin], a priori il en resterait deux. Ça avance, ça avance!
Le travail d'aujourd'hui consistera surtout en à la recherche d'une mise en espace pour l'équipe de façon à ce que Monica puisse communiquer avec le public mais aussi avec les autres membres de l'équipe. N'entendant pas les sons de la guitare de Sébastien et la voix de Charlène, Monica devra trouver des points de repère et une place "stratégique" de façon à ce qu'elle s'adresse au public et qu'elle soit coordonnée avec les membres de l'équipe. Une réflexion importante sera faite sur la perception du langage des sourds par les entendant mais aussi par les sourds. Comment Monica doit-elle communiquer? Sera-t-elle compréhensible pour tous?
Mais il s'agira aussi d'un travail sur les transitions entre les différents tableaux. Comment être fluide du passage d'un tableau à l'autre?
Enfin un travail plus spécifique se fera sur la place de l'improvisation. Car, rappelons-le, l'improvisation est l'un des outils les plus importants pour le projet.
A demain!
L'équipe de [Le Mannequin[ revient pour sa seconde résidence
<p><p>Microsoft Word - 2008_04_08_Infos_Cl.s_fr.doc</p></p>
Microsoft Word - 2008_04_08_Infos_Cl.s_fr.doc
Après une première phase de
résidence à la malterie au mois d'août, l'équipe du projet [Le
Mannequin[ revient sur
le plateau! Pour ce premier jour de résidence, Sébastien Beaumont, Monica
Companys, Charlène Martin et David Bausseron étaient sur le plateau de la
malterie pour travailler à la fois sur la lumière et un nouveau tableau. On
attend plus que Nicolas Fleury, pour le travail de mise en espace.
Le travail des artistes lors de ce second
temps de résidence à la malterie, portera sur la recherche de formes et de
moyens de mettre en scène avec le plus de justesse possible leurs points de vue
sur le langage par le biais de leurs langages respectifs. L’objet est
d’extraire de leurs parcours, acquis techniques et réflexions, une extraversion
maximale. Cette recherche du mouvement de l’intérieur vers l’extérieur
s’appuiera sur les particularités de chaque langage, la capacité
d’improviser, d’écouter et de voir. Un travail plus spécifique sur l’aspect visuel sera
mené grâce à la présence de Monica Companys, comédienne
sourde qui utilisera le
potentiel chorégraphique et poétique de la Langue des Signes. La forme et le rapport
voix/guitare/signes déterminent une nouvelle façon de travailler pour les trois
artistes et obligent à une réflexion spatiale et temporelle différente.
5 tableaux sont actuellement
"terminés", en tout cas en finition. Entre tableaux ludiques,
poétiques et silencieux, l'improvisation reste l'un des principaux outils
exploité pour cet opéra de poche.
A suivre..!
premier jour de résidence avec les 3 langages
LE MANNEQUIN:
Charlène Martin: chant, phonèmes, onomatopée
Monica Companys: LSF, poésie visuelle
Sébastien Beaumont: Guitare, compositions, textes, conception.
Nicolas Fleury: mise en espace
David Bausseron: lumières, son.
Le Mannequin, on lui donne l'apparence que l'on veut. Souche, tronc qu'on habille, qu'on charge de symbole, de sens.
29/08/09, aujourd'hui, rencontre.
Je connais Charlène Martin (chanteuse, improvisatrice, compositrice) depuis longtemps pour avoir travaillé avec elle dans le Circum Grand Orchestra et dans un répertoire de chansons d'amour: Mo d'amour. Charlène habite Poitiers.
Monica Companys est sourde. Elle est comédienne et éditrice et lutte pour que les sourds soient enfin entendus. Elle édite des livres de LSF :Langue des Signes Française. Française parce que chaque pays a une langue des signes propre, développée en fonction de l'environnement, de l'histoire, de la géographie du pays etc...à l'égal des langues parlées. Je l'ai rencontrée à Angers où elle habite. Nous avons parlé quelques heures le temps de la convaincre de travailler avec nous.
L'idée est de mobiliser 3 langages personnels pour réfléchir sur une relation mère/enfant en tant qu'archétype de la relation d'échange et de transmission du langage. L'apprentissage du langage, la transmission du patrimoine humain apparaît (jusqu'à preuve du contraire et sauf cas exceptionnel) d'abord dans la relation mère/enfant. Ce qui signifie que la mère ne peut transmettre que ce que qu'elle peut transmettre avec ses moyens physiologiques, psychologiques et sa propre expérience d'existence. D'où une réflexion sur le hiatus du langage comme outil générique de communication (mots et loi de constructions communes à tous les locuteurs d'une langue) et l'unicité de l'humain.
Pour nous se pose la question du pourquoi chercher un langage propre et d'éprouver le désir de le communiquer? S'agit-il de pallier une sensation d'insuffisance du langage dans sa forme transmise? Les origines de cette sensation so
nt elles dans la relation mère/enfant ou dans la structure du langage même? Ou dans les deux? Ou ailleurs?
Nous avons travaillé pour ce premier jour de résidence à 3, des "tableaux". Des petits formats exploitant une idée. Un premier tableau est basé sur des témoignages d'accouchements. Un second basé sur une mélodie et un texte chanté et signé (LSF). Un troisième avec une construction de langage basé sur des correspondances visuelles et sonores sous forme de jeu. Un quatrième sur un texte "p
oétique" confrontant un traitement visuel (signes) et un traitement oral (hauteurs de notes, débits rythmiques etc...). A suivre...
Sébastien Beaumont
Il est impossible de...
il n'est pas question que nous dévoilions nos secrets de fabrication, ni ici ni ailleurs.
Aussi, les muses qui nous accompagnent la journée sur le plateau n'ont pas voulu que je les photographie hier alors simplement je te montrerai quelques photos prises par Rachel de notre quatuor.
Depuis lundi: accrobaties, équilibres,blocages, mimiques sur un plateau qui aura été terrain de jeu et qui je l'espère le restera.
Terrain de jeu et atelier de sculpteur car Rachel manie plâtre, marteau, burin et autre , nous sommes ses créatures.
Merci pour ce temps de travail.
Hélène,
avec Rachel Garcia, Nele Suisalu, Annabelle Pulcini et Yoann Demichelis.






















































